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MoneyWeek décrypte et commente pour vous l'actualité économique et financière de façon claire et amusante. Des conseils pour vos investissements et des avis d'experts sur les marchés actions, les matières premières, les devises, l'or, le pétrole... Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Alors que la crise bat son plein, les fonds d'investissement dits socialement responsables se multiplient. Le dernier indicateur Novethic en recensait 196 en juin 2008, contre seulement 175 en décembre 2007. Au total, les encours se sont un peu effrités : 19,5 Mds€, contre 20,3 Mds fin 2007. Mais, face à l'ampleur de la crise, une baisse de 4% n'est pas dramatique. Faut-il miser sur ces fonds ? Offrent-ils plus de garanties de transparence ? Pour répondre, il faut d'abord se pencher sur la définition d'un fonds d'investissement socialement responsable. "Il n'existe pas de définition absolue, explique Anne-Catherine Husson-Traore, directrice générale de Novethic. La question est trop subjective." Près de la moitié des fonds ISR ne s'interdisent aucun secteur d'investissement. Ils retiennent les entreprises les mieux notées sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance d'entreprise (ESG) par des agences spécialisées. En France, la plus connue est Vigeo. Depuis 2001, un Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises, édité par l'Ademe, recense et présente les méthodes de chacune de ces agences de notation extrafinancière. Les autres fonds ISR optent soit pour une approche thématique, sélectionnant des secteurs d'activité "pro-environnement", comme celui des énergies renouvelables, soit pour une approche d'exclusion. Les gestionnaires s'interdisent alors d'investir le moindre centime dans des valeurs de l'armement, du sexe ou encore du nucléaire ou des OGM. "Cette logique d'exclusion vient des Etats- Unis ou de fonds européens. Très peu de la part des Français, qui préfèrent la première approche, dite des 'meilleurs de la classe'", poursuit Anne-Catherine Husson-Traore. La transparence, premier pas de l'éthique Un point crucial selon Jacques Attali, président de PlaNet Finance, organisme qui vise à aider le développement de la microfinance : "Sans transparence, l'ISR reste pour beaucoup un alibi de communication." L'investisseur particulier va donc devoir s'informer. Dans les banques, "les conseillers ne sont pas formés pour répondre. S'ils le sont, rares sont ceux qui vont prendre du temps pour expliquer de quoi il retourne à quelqu'un venu mettre 3 000 euros. Mais avec la crise, les choses vont peut-être changer", espère Anne-Catherine Husson-Traore. Signe des temps, les assemblées générales deviennent de plus en plus musclées, les actionnaires individuels commencent à demander des comptes aux entreprises. Reste la question des performances financières. Investir responsable est-il profitable ? "Sur le long terme, cela le devient. Nos objectifs sont de surperformer les référents de 2 à 3%. Chez nous, il s'agit du MSCI World", répond Raphaël Loth de chez Fortis. Pragmatique, Anne-Catherine Husson- Traore déclare : "Il n'y a pas de signe de surperformance ou de sous-performance en investissant dans l'ISR. La surperformance vient des gestionnaires. Il y a tellement de fonds ISR qui ont des participations dans les entreprises du CAC 40 qu'il n'y a pas de raison qu'ils ne baissent pas, comme les autres, en pleine crise. " Mais pour elle, ce n'est pas un hasard si General Motors, Chrysler et Ford sont les premières du secteur automobile à s'effondrer : elles avaient les plus mauvaises notes sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance. En conclusion, croiser les notations financières et les notations ESG avant d'investir dans un fonds peut être utile pour un placement à long terme. Première parution le 11/12/2008 dans le numéro 12 de MoneyWeek Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Un nouveau numéro de MoneyWeek est aujourd'hui en kiosque. C'est le premier qui comporte également le cahier Bourse de La Vie financière. Toute l'équipe de la rédaction espère que cette nouvelle formule sera encore plus efficace et que, surtout, elle montrera toute son utilité pour vous aider à prendre les bonnes décisions. Bien sûr, MoneyWeek conserve sa ligne éditoriale Enfin une âme soeur dans ce vaste monde. Cette citation reflète bien notre ligne éditoriale. Il est vrai que nous sommes de plus en plus nombreux à nous inquiéter des dérives financières. D'habitude, notre pessimisme déprime ou agace. "Je pensais que tous vos lecteurs finiraient par se suicider et je ne soupçonnais pas que vous puissiez être si gaie et enthousiaste", s'étonnait un lecteur rencontré lors d'un Salon. Je lui ai fait remarquer que si tous nos lecteurs se donnaient la mort par notre faute, nous n'existerions plus ; peut-être même que, en cas de multiplication du nombre de cadavres, la justice se serait penchée sur notre cas. Tout au moins pourrait-on l'espérer dans un Etat bien géré. Mais permettez-moi de vous présenter mon âme sœur, rencontrée dans le monde inhumain d'Internet, que j'ai d'abord évoquée. Il se nomme Dmitry Orlov. Il établit une similitude entre l'effondrement de l'URSS il y a dix-sept ans et celle qui menace les Etats-Unis aujourd'hui. Selon lui, nous sommes à la veille d'un bouleversement majeur mais non pas inconnu : la faillite de l'empire américain. Anticiper les catastrophes afin d'en tirer profit Nos ambitions sont encore plus grandes. Si nous anticipons les catastrophes, c'est pour faire mieux que survivre : en l'occurrence, en tirer profit au cas où nous aurions vu juste. Hélas, les cas au sujet desquels nous avons vu juste sont nombreux et la liste s'allonge... D'où la nécessité de surveiller ses valeurs comme "le lait sur le feu" et le cahier Bourse. Car les opportunités de trading n'ont pas disparu, loin de là. Le cahier Bourse de La Vie financière : une actualité fiable sur vos valeurs Compte tenu des circonstances, chaque conseil s'accompagne de seuils précis d'achat ou de vente et d'un ordre de vente stop, permettant de limiter ses pertes en cas de krach. Nous espérons que vos remarques et votre fidélité nous aideront à nous améliorer au fil des semaines. Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Les réserves de change de la Chine proviennent de trois sources : l'excédent commercial, les investissements directs étrangers et les capitaux spéculatifs, et sont constituées de trois devises étrangères : dollar, euro et yen. Leur évolution a traversé quatre périodes. > 1978-1989 : Deng Xiaoping lance sa réforme économique. Le secteur de l'import-export se remet en marche, après les dix ans d'interruption résultant de la Révolution culturelle (1965-1996), et le commerce extérieur du pays est légèrement excédentaire. Durant cette période, les réserves de change chinoises s'élèvent à 5 Mds$ par an, avec un pic à 5,6 Mds$ pour l'année 1989. > 1990-1995 : le commerce extérieur connaît un développement rapide, avec un volume d'échanges qui passe de 100 à 300 Mds$. En parallèle, le montant des investissements étrangers ne cesse d'augmenter. La Chine voit ses réserves de change passer de 10 à 70 Mds$. > 1996-1999 : leur total dépasse les 100 Mds$.
> 2000-2008 : les réserves de change augmentent de façon exponentielle. À noter toutefois : si en Chine la rapide augmentation des réserves de change témoigne de la vigueur de la croissance du pays, elle révèle aussi ce qui fait la faiblesse de son modèle économique : l'insuffisance de la demande intérieure. Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek Article lié : Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Les Etats-Unis, la locomotive de l'économie mondiale se retrouve sur une voie de garage. Sa devise, devenue monnaie mondiale d'échange, a fait naître un concert d'inquiétudes à travers la planète, alors qu'elle s'effondrait face à un prix du pétrole en hausse au premier semestre 2008. Le dollar pourrait être balayé, c'est en tout cas ce qu'anticipe George Soros dans un livre intitulé La Vérité sur la crise financière. Il y annonce une période d'instabilités politique et financière, dues à la chute du pouvoir dominant qu'exercent les Etats-Unis et à la fin du dollar comme principale réserve monétaire. Les plus pessimistes estiment que les pays étrangers cesseront de prêter aux Etats-Unis à des taux avantageux. La Fed pourrait alors choisir de laisser le dollar s'effondrer, puisqu'un dollar fort ne parviendrait plus à remplir son rôle, qui est d'appâter les prêteurs. Pour John Cassidy, de Portfolio, le scénario le plus probable est que les banques centrales mondiales vont petit à petit diversifier leurs réserves, abandonnant le dollar. "Qui sait ? Peut-être que dans vingt ou trente ans, l'euro ou le yuan seront devenus la monnaie préférée de la mafia russe ou des magnats du pétrole arabes, au détriment du dollar", s'interroge-t-il. Les Etats-Unis ne cessent de perdre du poids au sein de la finance mondiale. Comme l'explique Keith Fitz-Gerald sur le site MoneyMorning.com, aujourd'hui, 78 % des activités économiques globales ont lieu en dehors des Etats-Unis. La Bourse américaine ne représente plus que 30 % de la capitalisation mondiale, 45 % de moins qu'en 2004. "Un jour, la part du lion des transactions financières se fera hors des frontières américaines", prévoit l'auteur. Ce qui laisse présager des problèmes pour les investisseurs américains eux-mêmes. "[Ceux] qui voudront connaître un certain succès dans les années à venir vont devoir apprendre tout ce qu'ils peuvent sur des marchés dont ils ne savent même pas encore prononcer le nom", poursuit Keith Fitz-Gerald. Une réflexion qui pourrait également s'appliquer aux investisseurs français. La dépendance financière des Etats-Unis marque la fin de son règne et l'effritement de son deuxième pilier : son influence à l'étranger. Le pays se finance à coups de déficits, complaisamment achetés, jusqu'ici du moins, par nombre d'autres pays au travers, notamment, de bons du Trésor. Les Etats-Unis dépendent donc de la bonne volonté des autres à les financer. Devenant les débiteurs du monde, ils perdent en même temps leur capacité à imposer leur politique, notamment face à des pays tels que la Chine. Imaginer que les Etats-Unis puissent faire faillite est choquant. Pourtant, nous ne pouvons que vous recommander d'éviter les T-Bonds américains et le dollar. Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek Article lié : Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 "Quand on a un coeur d'or, il faut le garder pour soi", écrivait Henri Jeanson, auteur dramatique et dialoguiste français du XXe siècle. Attardons-nous sur le phénomène aurifère à travers les années passées pour vous montrer pourquoi il faut lui faire confiance dans les années à venir... La ruée vers l'or Alors, me direz-vous, miser sur l'or équivaut-il à parier sur la poursuite de la crise, en général, et la chute des indices et des actions en particulier ? Fatalement ? C'est un tout petit peu plus subtil que cela... Un contre-courant relatif Sur les quarante dernières années, les cours de l'or sont dans une tendance clairement positive. Cependant, à partir des années 1980 et jusqu'au début des années 2000, l'or a relativement stagné, entrant dans une phase de temporisation en dents de scie qui aura donc duré vingt ans. Intéressant de noter que cette période correspond, sur l'ensemble des indices majeurs mondiaux, à une véritable période d'euphorie, avec notamment le boom du phénomène Internet. Puis, depuis le début du XXIe siècle, le métal précieux est à son tour entré dans une phase prodigieuse, s'appréciant de près de 280% en à peine une décennie ! Que remarque-t-on alors ? Que cette époque correspond à une large période de temporisation sur les marchés actions, qui ont vu coup sur coup deux grandes vagues de forte baisse, sans jamais repartir dans une véritable tendance leur permettant de rendre caducs les sommets atteints à la fin des années 1990. Un avenir flou, donc favorable Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek Article lié : Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 "La vague des défaillances d'entreprise s'amplifie", annonçaient à la une Les Echos d'hier. Le quotidien tempérait cependant en constatant "le marché français a limité les dégâts en 2008". Certes, mais c'était en 2008. Aujourd'hui, Les Echos titrent sur "PSA Peugeot Citroën réduit à nouveau ses cadences de production". Mais, pensez-vous agacé, je suis en âge de lire Les Echos tout seul. Je ne vous donne ces titres que parce qu'ils me semblent très révélateurs du développement de la crise. Les deux postes de dépenses de biens durables des consommateurs des pays riches sont, par ordre de poids, l'immobilier et la voiture. Ces deux dépenses sont le plus souvent financées par l'endettement. La crise a commencé avec l'immobilier. Elle se poursuit avec la voiture. La construction emploie beaucoup de monde, c'est un des secteurs d'activité pour lequel la délocalisation est impossible. Pour l'automobile, en revanche, la délocalisation est possible. Les groupes européens y ont eu massivement recours et Sochau n'est plus la patrie de PSA, comme Billancourt n'est plus celle de Renault, ou Turin celle de Fiat. Mais ce n'est pas le cas de la Rust Beltaméricaine, qui reste le berceau des trois grands constructeurs yankees, dont le sort est toujours aussi précaire. Nos confrères de MoneyWeek Grande-Bretagne ont un joli mot pour évoquer cette débâcle : ils parlent de Carmageddon. L'ironie est d'autant plus facile que l'Angleterre a choisi la voie de la 'financiarisation', abandonnant des pans entiers de son industrie au profit de l'industrie du service financier... La belle automobile américaine dépassée L'Europe a aussi ses points faibles Les constructeurs américains n'ont pas expatrié leurs usines pour contourner ces rigidités, contrairement à leurs confrères européens... Les ennuis traversent facilement l'Atlantique Une capacité de production adaptée à la vie à crédit L'avenir de l'automobile n'est pas rose. Profitez du rebond actuel des marchés pour vendre si vous avez conservé des valeurs dans le secteur. La restructuration sera longue et douloureuse. Autre possibilité : des fusions acquisitions en Europe qui compte trois fois plus de constructeurs que les Américains. Ce n'est pas impossible, mais la perspective paraît encore lointaine. Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Barack Obama a l'intention de lancer une politique de grands travaux. Les Etats-Unis ont besoin de gros investissements pour moderniser leurs infrastructures routière et électrique. Cette promesse paraît nécessaire, même si elle constitue une réponse habituelle en temps de crise. Les politiques de grands travaux, mis en lumière au moment du New Deal, sont, depuis, devenues les seuls embryons de remèdes en temps de marasme financier et économique. Si un secteur devait bénéficier de l'élection d'un démocrate à la Maison-Blanche, ce serait donc celui du BTP. La presse financière parle beaucoup du français Lafarge pour tirer parti de ce renouvellement des infrastructures américaines, mais mieux vaut certainement préférer un indice sectoriel. L'attribution des marchés publics résulte d'un choix politique et répond donc à des critères qui n'ont rien à voir avec la concurrence traditionnelle.
Le groupe financier First Trust vient de lancer un tout nouvel ETF retraçant les variations du secteur de la construction. Ce dernier prend en compte les fluctuations de soixante-sept groupes spécialisés dans le monde entier. Le tracker First Trust ISE Global Energy & Construction connaîtra un coup d'accélérateur à moyen terme. En outre, si une partie du plan de relance devrait être renforcée, ce sera celle qui concerne le BTP. Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 "Il y a trop de tout", me confiait Claire Mangin, une gérante de portefeuille de Cholet Dupont, lundi. Nous étions bien d'accord, elle et moi. Nous partageons la même vue – plutôt pessimiste – sur l'évolution de la crise. - Il y a trop d'actions bradées, mais personne n'en veut vraiment. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les volumes de début d'année sur les places financières. - Il y a trop d'argent en attente dans des bons du Trésor américains, qui offrent un rendement négatif puisque le taux d'intérêt est en dessous de l'inflation. - Il y a trop de voitures en attente d'acquéreurs chez les constructeurs automobiles européens ou américains. - Il y a trop de vêtements en soldes dans les magasins, m'apprend BFM ce matin. Les acheteurs ne sont pas au rendez-vous de la grande braderie annuelle déplorent les syndicats de commerçants. - Il y a trop de pétrole si l'on en croit les cours – sous 50 $ le baril – qui sont bien au dessous des seuils de rentabilité de nombreux producteurs. Il y a trop de logements à vendre dans les agences immobilières et les rares clients trouvent les prix encore trop élevés. Pour le pétrole et les logements, il semblerait qu'il y ait surtout trop de vendeurs. L'abondance n'est pas nécessairement signe de bonheur C'est vrai. Pas un matin sans la naissance d'un nouveau fonds, d'un nouveau tracker, d'un nouvel instrument financier. "On se croirait dans un supermarché, avec les produits en rayon 'vus à la télé', les têtes de gondoles et la promotion du jour", appuie une autre gérante de portefeuille, Régine Guesdon à la Financière d'Uzès. "Les gens vont maintenant rechercher ce qui est simple, compréhensible". Oui, nous serons vraiment sortis de la crise lorsqu'il y aura moins de choses en vente, qu'il sera facile d'en comprendre le fonctionnement. Pourquoi un souscripteur d'assurance-vie chez AXA se retrouve-t-il avec un produit UBS du Luxembourg qui est en réalité investi dans du Madoff ? Parce que quand il y a trop de tout, on ne fait attention à rien. Il y a une chose pour laquelle il n'y a pas encore d'excès Heureusement, non, pas encore. D'abord Le Monde reproduit une traduction d'un article de breakingviews.com. On y apprend que les achats d'or ont augmenté de 51% (en dollars) tandis que l'offre des minières ne gonflait que de 2%. Ouf ! Il n'y a pas trop d'or. "En janvier 1980, juste avant que la Réserve fédérale américaine n'évite une catastrophe inflationniste, la valeur de l'or avait atteint le record de 875 $ l'once, soit l'équivalent de 2 430 $ actuels (1 745 euros). Mais, de nos jours, les sommes manipulées par les spéculateurs sont bien plus importantes qu'en 1980. Si une vraie bulle devait se former aujourd'hui, ce vieux record serait très largement battu". Pour une fois, ce n'est pas moi qui le dit... Vous avez de l'or ? Got Gold ? Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 C'est officiel, en 2010 la loi vous autorisera à négocier l'assurance de votre crédit immobilier : soit 20% du coût total de votre emprunt, selon l'UFC Que choisir. C'est dire l'importance de la décision prise. Et pourtant, cette couverture contre les risques de chômage, de décès, d'invalidité qui vous est proposée de façon presque obligatoire au moment de la signature du prêt sera-t-elle vraiment négociable ? Oui. En théorie, vous pourrez prendre votre prêt à la Société générale et votre assurance chez AXA, au CIC ou encore à la BNP. Mais qu'en sera-t-il dans la pratique ? Car, pour informer au mieux le consommateur, ce sont les banques qui seront chargées de distribuer une fiche d'information lui permettant de comparer les offres. On peut facilement imaginer un oubli. Enfin, négocier les taux d'assurance emprunteur ne devrait pas séduire la majorité des foules. Beaucoup seront rebutés par les démarches à entamer, les paperasses à remplir. Sachant que, en plus, pour aller voir ailleurs, il faudra prouver que les garanties offertes sont les mêmes. Alors, acheter un appartement ou une maison pour la première fois représente déjà un tel travail administratif que beaucoup chercheront à se simplifier la tâche, en choisissant l'assurance de leur banque prêteuse, pour le plus grand bonheur de cette dernière. Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Ah, vous auriez aimé des promesses d'un futur enchanteur, des voeux classiques. Rien de tout cela. Il est probable que 2009 soit de la même veine que 2008. Il y aura peut-être un petit rebond des marchés actions qui fera croire que tout est comme avant. Mais ce ne sera qu'un feu de paille. Tout ne sera jamais plus comme avant car la mécanique qui faisait avancer l'économie mondiale est cassée. La croissance de la première économie du monde – les Etats-Unis – se base sur de la surconsommation depuis trop longtemps. La surconsommation consiste à acheter des biens inutiles avec de l'argent en devenir, de l'argent que l'on n'a pas encore gagné. La surconsommation ne repartira pas car les prêteurs qui la finançaient, les pays dits émergents, Chine en tête, ont perdu beaucoup d'argent en 2008. Ils vont maintenant employer l'argent qui leur reste à éviter une catastrophe chez eux. Charité bien ordonnée commence par soi-même, les Chinois n'ignorent pas ce dicton. Le soufflé doit encore se dégonfler Voici quelques repères, glanés ça et là, qui donnent une idée de ce monstrueux soufflé. - Une dette colossale à résorber : en 1929, la dette américaine valait juste un peu plus de 1,5 le produit intérieur brut. Elle a culminé en 1933 à plus de 2,5 fois la richesse américaine. Aujourd'hui, cette dette vaut 3,3 fois le PIB des Etats-Unis. - Une émission de papier monnaie monstrueuse. Aux Etats-Unis, comme dans les pays riches, la monnaie gonfle sans aucun rapport avec la croissance de la richesse. Entre 2007 et 2008, l'augmentation de la masse monétaire américaine a culminé à 15% tandis que le PIB augmentait au mieux de 4%. Aujourd'hui encore, la croissance de la monnaie américaine est de 10% annuellement pour une croissance nulle. Plus de la moitié de la monnaie en circulation ne correspond à aucun actif réel. - Des actifs papiers reliés à rien. Durant les six dernières années, les contrats sur le pétrole ont augmenté trois fois plus vite que la demande réelle de pétrole. Les volumes de contrats put/call sur les marchés actions ont été multiplié par six depuis 2000. - Une démesure financière qui ne choque plus. Avant la faillite de l'Islande, l'encours des prêts consentis par les trois plus grosses banques du pays valait dix fois le PIB du pays. 2009 : encore une année de purge Le bons sens ne semble pas encore revenu dans tous les esprits financiers. Un exemple ? Les actions General Motors se reprennent car GMAC Finance, l'établissement financier de GM – celui qui accorde des prêts aux acheteurs d'automobile – a obtenu le statut de "banque". GMAC a donc droit aux prêts gouvernementaux de renflouage, nous explique le magazine américain Forbes. Vous avez bien compris : le gouvernement américain croit encore au schéma de la surconsommation et est prêt à renflouer un organisme financier totalement privé. Le seul but de cette "banque" est de vendre à crédit les voitures fabriquées par sa maison mère, des voitures dont personne ne veut plus. Les marchés, eux, apprécient cette situation. Les Etats-Unis sont un pays capitaliste, nous dit-on. Un autre exemple ? Le Monde du 31 décembre note que la livre sterling est à parité avec l'euro. Bien sûr, la faiblesse de la monnaie britannique n'est pas la priorité du gouvernement, qui doit contrer la crise. Le pays, laboratoire avancé de la finance, vit du crédit et de ses dérivés depuis des années. Las, le financement de la dette publique pourrait devenir plus compliqué avec une monnaie de singe. "A terme, la faiblesse de la livre sterling pourrait détourner les capitaux étrangers des emprunts d'Etat britanniques. Le gouvernement compte sans doute sur une augmentation de l'épargne privée pour compenser cette défiance", rapporte dans le quotidien un expert de la banque Citigroup à Londres. Le comble de l'absurdité ne choque personne : les ménages britanniques n'épargnent plus depuis belle lurette, ayant adopté un modèle de surconsommation à l'américaine. Pour surmonter la crise, le gouvernement creuse sa dette et incite ces mêmes ménages à dépenser. Les étrangers se méfient et la livre baisse. D'où surgira l'épargne privée miraculeuse dont parle l'expert ? Mystère... Tant que des nouvelles aussi stupides que ces deux exemples émailleront les colonnes des journaux, l'économie ne sera pas assainie et la bulle loin d'être purgée. Ne vous laissez pas séduire. Méfiez-vous des actions et considérez toute remontée comme un rebond transitoire et éphémère. Méfiez-vous des obligations à long terme, car l'inflation repartira. Investissez à court terme et avec la plus grande prudence. Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Le monde entier réclame un nouveau Bretton Woods, mais semble avoir oublié ce qui s'est réellement passé lors de ce sommet monétaire. Pourquoi vouloir un nouveau Bretton Woods ? Même Dimitri Medvedev a fait référence à ces accords, qui ont marqué l'économie mondiale d'après-guerre. Le monde entier semble se rappeler avec fierté de cette réunion que Keynes a pourtant décrite comme une "vaste bouffonnerie". Ce sommet est en effet loin d'avoir apporté des solutions miracle. En juillet 1944, après que les Alliés eurent débarqué en Normandie, les représentants des futurs vainqueurs se réunissent pour décider des règles du jeu de l'économie. La crise de 1929 et ses conséquences, dont l'arrivée du nazisme, ont fait réfléchir les gouvernements. Il est alors impensable que se rejoue le même scénario, il faut donc encadrer le système financier. Aujourd'hui, les gouvernants qui souhaitent un nouveau Bretton Woods s'arrêtent au simple aspect "union sacrée" qu'il présente en apparence. Que s'est-il décidé en 1944 ? Les Etats ont alors entrepris une véritable course à la dévaluation. Celui dont la monnaie était la plus faible devenait le plus compétitif à l'exportation – ce qui rappelle certaines déclarations de dirigeants européens sur l'euro fort. Cette course déraisonnée n'a fait qu'amplifier l'ampleur de la crise. Après la guerre, il fallait repartir sur des bases saines et ne plus se tirer dans les pattes. Lors du sommet, deux philosophies se sont affrontées : celle de Keynes, qui représentait le Royaume-Uni, prônait la création d'une monnaie internationale, le bancor, qui servirait dans les échanges internationaux, et celle des Etats-Unis, menée par Harry Dexter White, qui demandait que le dollar devienne la référence de base. La puissance des Etats-Unis à ce moment-là – ils détenaient alors 80% des réserves mondiales d'or – leur permit d'imposer leurs vues. Comment ce système a-t-il explosé trente ans plus tard ? Ce taux de change pouvait être réévalué en cas d'événements particuliers. Cet avantage déterminant qu'ont obtenu les Etats-Unis leur a permis de faire tourner la planche à billets sans craindre la moindre baisse du pouvoir d'achat du dollar. Les Américains se sont gavés de billets et ont créé de la richesse artificielle. Le manque de contrôle vis-à-vis de leur politique monétaire a naturellement mené à la destruction du dispositif. La coupe a fini par déborder. Les pays européens ont menacé de réclamer la conversion de leurs réserves de change en dollars en or américain. Le 15 août 1971, le président Richard Nixon suspend la convertibilité du billet vert. Le système de Bretton Woods se fissure et, deux ans plus tard, les taux de change flottants sont mis en place. L'étalon-or est définitivement abandonné. Un nouveau Bretton Woods est-il souhaitable ? La meilleure solution serait certainement de laisser ce levier tranquille, mais il n'y a pas besoin de fixer les règles du système monétaire, contrairement à ce qui se passait en 1944. Un sommet pour réguler les marchés financiers n'a rien à voir avec l'esprit de Bretton Woods. De plus, la faible durée de vie de ces accords, environ trente ans, prouve que le système était loin d'être parfait et qu'il n'y a pas vraiment de raisons d'éprouver de la nostalgie. Cela prouve simplement que les dirigeants peuvent se mettre d'accord et prendre de véritables décisions. Sur cet aspect, la réunion du G20 n'est pas à la hauteur de son (piètre) prédécesseur. Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Les chiffres de ventes immobilières se suivent et se ressemblent : ils baissent. Le ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire a annoncé des ventes de logements neufs en chute libre, avec une baisse de 44% entre le troisième trimestre 2007 et la même période 2008. La crise économique inquiète les éventuels acheteurs, qui hésitent de plus en plus à s'engager dans un investissement aussi lourd, alors que l'avenir est de moins en moins sûr. A la frilosité des acheteurs vient s'ajouter celle des banques. Les restrictions sur le crédit pèsent également sur les ventes. Les aides du gouvernement en faveur des établissements financiers n'ont pas eu les effets escomptés. Le credit crunch (crise du crédit) est toujours d'actualité, tant pour les particuliers que pour les promoteurs immobiliers. Au total, le nombre de permis de construire a diminué de près de 20% sur un an. Une situation qui met en péril le secteur de la construction, mais aussi celui des agences immobilières. Les transactions se font plus rares, les commissions moins nombreuses. Pourtant, il n'est pas encore temps de paniquer pour la valeur de votre patrimoine. Les prix de l'immobilier ne souffrent pas (pour l'instant) du marasme environnant, comme le rappelle la Fédération des promoteurs constructeurs (FPC), les prix sur un an restent en hausse de 1%. Ils ont certes commencé à décroître ces derniers mois, mais on est encore très loin de l'explosion de bulles que beaucoup d'économistes et d'observateurs annonçaient. Mais attention, si les prix n'ont pas encore connu de mouvement de repli, ce n'est qu'une question de temps. Pour l'instant, les invendus de logements neufs n'ont pas culminé, ils atteignent 4% de l'offre totale selon la FPC. Leur nombre va inévitablement augmenter. La simple loi de l'offre et de la demande tirera logiquement les prix vers le bas dans les mois qui viennent. La plupart des analystes ne s'attendent pas à un redressement avant 2010-2011. Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 "Summers, comme la plupart de ses compatriotes, a tenu pour acquis que le modèle américain représentait le meilleur moyen d'organiser l'économie – la preuve en étant que les Etats-Unis avaient émergé comme l'unique superpuissance." C'est avec ces mots que le journaliste du magazine mensuel américain Portfolio, John Cassidy, commente le voyage au Japon effectué, en 1998, par Larry Summers, alors secrétaire au Trésor des Etats-Unis. Il y était allé pour donner des leçons d'économie au Japon, alors en pleine crise financière. Ce titre de superpuissance est aujourd'hui plus que contesté. Quel avenir peut-on imaginer pour la vacillante première économie mondiale ? Ce n'est pas une crise passagère que traversent les Etats-Unis, mais une remise en question de leur modèle. Pour John Cassidy, le fond du problème est que les trois piliers de la suprématie économique américaine – puissance de Wall Street, capacité à imposer sa politique à l'étranger et domination du dollar – se sont effrités. Trois domaines interdépendants auxquels la crise est venue porter un coup d'arrêt. Les Américains vont avoir du mal à inverser le cours des choses. Le bourbier intérieur La crise est venue de l'immobilier et le secteur est toujours en plein marasme. En octobre, le nombre de nouvelles constructions a chuté de 6,3%, selon le département du Commerce américain. Il s'agit du niveau le plus bas de ces dix-huit derniers mois. Pourquoi construire de nouveaux logements alors qu'il en existe déjà trop ? Plus de quatre millions de biens cherchent toujours un acquéreur sur le marché national, une offre suffisante pour les dix mois à venir. Or, un marché immobilier est considéré équilibré lorsque le réservoir de produits à la vente correspond à six mois de transactions. Du côté des propriétaires, pas d'embellie non plus. Les prix des logements chutent, mais les traites demeurent toujours aussi élevées. Au moins 7 millions et demi d'Américains doivent désormais plus d'argent que ce que vaut leur maison, d'après l'organisme de recherche sur l'immobilier First American Core Logic, tandis que MoodysEconomy.com estime qu'ils pourraient bientôt être 12 millions dans cette situation. Impossible d'imaginer une amélioration sur le front de l'immobilier alors que plus de 4 millions d'Américains viennent de manquer au moins une fois l'échéance de leur remboursement. Le salut n'est pas à chercher du côté de l'industrie qui, bien au contraire, n'en finit pas d'agoniser depuis le début de la crise. Terminé l'espoir qu'un dollar faible sauverait les fabricants en favorisant les exportations. En octobre, l'activité dans le secteur industriel s'est contractée plus rapidement qu'elle ne l'avait jamais fait depuis 1982, selon l'indice de l'Institute for Supply Management. Il est peu probable que la situation s'améliore. D'autant que les géants du pays dépendent maintenant du bon vouloir du gouvernement pour leur survie, comme en témoigne la lutte des Big Three de l'industrie automobile, General Motors, Ford, Chrysler. Quant aux pays étrangers, également victimes de la crise du crédit, ils ne sont pas prêts de se ruer sur les produits made in USA, plus chers que ceux fabriqués en Chine. Ce qui ne manquera pas d'approfondir une autre plaie : le chômage. D'après l'AFP, l'économie américaine a perdu 1,2 million d'emplois depuis le début de l'année et l'état de l'industrie laisse présager de nouveaux plans de licenciements. Le taux de chômage est passé de 4,5% au début 2007 à 6,5% en octobre 2008. Son plus haut niveau depuis quatorze ans. La situation des Américains nous intéresse car elle nous enseigne une chose : la relance aura du mal à se faire par la consommation. Industrie au ralenti, ménages endettés, voire au chômage : autant d'indices qui montrent que l'amélioration économique ne viendra pas des consommateurs. La situation dont hérite Barack Obama est bien différente de celle du début de mandat de George W. Bush en 2001. A l'époque, l'économie ralentissait également. Une donnée majeure changeait cependant la donne : le crédit. Dans sa lettre d'information, Thoughts from the Frontline, John Mauldin précise qu'entre 2 et 3% de la croissance du PIB étaient alors dus aux emprunts immobiliers ou à ceux pour la consommation des ménages. Aujourd'hui, les crédits sont bloqués et les Américains sont de toute façon peu enclins à emprunter. La Fed a déjà fait passer ses taux de 5,25%, il y a un an, à 1% en octobre, sans que cela ne relance pour autant les mécanismes du crédit. La nouvelle baisse d'un demi-point de la Réserve fédérale en décembre n'a pas changé la donne. Parvenue à un seuil aussi bas, la Banque centrale américaine a grillé presque toutes ses cartouches. Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 "Achetez bas, vendre haut" est un dicton populaire pour les investisseurs boursiers. Pourtant, combien de faux mouvements, d'achats ou de vente à contretemps sont dus à ce principe. Je reprends à mon compte un exemple donné par Michel Pireu, du site canadien ressourceinvestor.com. Prenons deux actions, A et B. A a baissé de 40 à 10. B a progressé de 4 à 10. Elles sont toutes deux à 10, cela n'a pas échappé à votre sagacité. Eh bien, beaucoup d'investisseur préféreront acheter A, en pensant : - j'ai acheté bas ; Faux, absolument faux. Michel Pireu a raison. C'est aussi ma propre expérience d'investisseur. B est une gagnante. A est une perdante. Vae victis, malheur au vaincu. LA bonne résolution de 2009 Ah oui, allez-vous me dire, le bon conseil : rien ne monte ! Faux, absolument, faux. Il y a toujours quelque chose qui monte, même dans les plus vilains marchés. Mais c'est beaucoup plus difficile à trouver. Et puis tenez, si vous êtes vraiment paresseux, prenez des fonds bears, ces fonds qui répliquent l'inverse d'une performance. Comme tout baisse et que ce n'est probablement pas fini, vous n'aurez pas beaucoup de chance de vous tromper. Alors, bonne année 2009, bons investissements et n'oubliez pas Thu, 08 Jan 2009 18:17:43 +0100 Une configuration de long terme édifiante
De nouveaux records historiques attendus Première parution le 04/12/2008 dans le numéro 11 de MoneyWeek |