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Le Site du Zéro : l'actualité des tutoriels, de la communauté et du Web en général !
Découvrez gratuitement la programmation (C, C++, PHP, MySQL, XHTML, CSS...), Linux, le Mapping, la modélisation 3D (Blender...), le graphisme (PhotoShop, The GIMP...), et bien d'autres encore ! Mon, 01 Dec 2008 04:45:23 +0100 Après de longues années sur la Toile, le groupe Lycos, pionnier de l'internet, va être démantelé. Cette fermeture définitive est la conséquence de nombreuses stratégies, la plupart ratées, qui n'ont pas pu remettre Lycos en place, et de concurrences trop puissantes face à lui, comme Google.
Comment en est-on arrivé à ce point ? Qu'est-ce qui pousse l'entreprise propriétaire à fermer définitivement le groupe ? C'est l'argent et les dettes accumulées qui ont fait la faillite du groupe. Quelques mots sur son histoireC'est en mai 1997, voilà près de 11 ans, que le groupe Lycos Europe fut créé par Lycos Inc. en association avec le groupe Bertelsmann. Lycos devint rapidement l'un des précurseurs du Web aux USA. Par la suite, le groupe Lycos Europe fut reconnu dans beaucoup de pays, sous différentes enseignes, comme en Angleterre, en Allemagne, en Suède sous la marque Spray, au Danemark sous la marque Jubii, en Espagne, en Italie et aux Pays-Bas. Le groupe Lycos comportes trois pôles leaders et reconnus : le portail Lycos.fr (qui fut l'un des moteurs de recherche les plus utilisés), MultiMania (leader sur les pages perso) et Caramail (leader des services de messagerie). Ces trois pôles sont d'ailleurs disponibles sur le site Lycos.fr. Des stratégies coûteuses et ratéesMalgré une histoire assez spectaculaire, les dettes du groupe Lycos en ont fait la ruine. En effet, l'un des propriétaires du groupe Lycos, l'allemand Bertelsmann, a couvert une dette assez importante dans le but de se repositionner stratégiquement et de se restructurer. Toutes ses erreurs se sont enchaînées et lui ont coûté près de 17,1 millions d'euros. Depuis avril dernier le groupe, dans son dernier espoir, a mis Lycos en vente. Cependant, ils n'ont pas trouvé d'acheteur, personne n'était intéressé par quelque service que ce soit, et ce malgré quelques discussions avec d'autres sociétés comme AOL et Tomorrow Focus. Ce groupe était particulièrement centré sur l'Europe, puisque 700 personnes y travaillaient, dont 30 en France. Toutes seront licenciées. Les actifs vont être vendus, les portails liquidés. Cependant, les actionnaires de Bertelsmann s'en sortent indemnes puisqu'ils vont se partager entre eux le gâteau de 50 millions d'euros des ventes. Le mot de la finC'est donc une fin tragique pour le groupe Lycos, qui pourtant, était l'un des pionniers du web il y a quelques années. Cette fin, pas très digne, est d'autant plus tragique que, malgré son passé fulgurant, le groupe n'a trouvé aucun acheteur, et ce qui signifie que Lycos n'a plus du tout de poids sur l'internet d'aujourd'hui, face au géant Google ou à d'autres firmes tout aussi puissantes. Sat, 29 Nov 2008 19:43:34 +0100 La société multinationale IBM, en partenariat avec 5 universités prestigieuses américaines, a reçu une aide de 4,9 millions de dollars US afin de construire un ordinateur dont le fonctionnement reposerait sur le même principe qu'un cerveau humain. Le projet espère parvenir à imiter les capacités de prise de décisions rapides, la taille réduite ou encore la faible consommation d'énergie du cerveau.
Répliquer le cerveau humain![]() L'informatique cognitive, puisque c'est cela dont il s'agit, tente de rendre possibles rapidement des opérations extrêmement complexes à mettre en oeuvre par les méthodes traditionelles, et qui semblent triviales pour n'importe quel humain. De nombreuses recherches ont ainsi été conduites pour améliorer les logiciels de reconnaissance faciale. Là où même un enfant en bas âge reconnaît ses proches quasi instantanément, il faut déployer des moyens considérables et des algorithmes ingénieux pour parvenir à un taux de réussite acceptable. Autre application, le monde du travail et de la finance. Comment les traders sont-ils capables de prendre des décisions (généralement ) justes aussi rapidement au vu de la quantité incroyable de données qui circule devant leurs yeux en permanence, dont la fiabilité et la pertinence doivent être réévaluées en temps réel ?Bien entendu, le fantasme d'une véritable intelligence artificielle n'est jamais loin et n'est pas une idée nouvelle. On attend toujours les robots intelligents et doués d'émotions prédits par nos parents dans les années 70 pour l'arrivée de l'an 2000. En 2008, on est encore loin d'avoir des babysitters en ferraille. Mais les applications sont bien plus vastes que des tâches habituelles pour les humains. Il serait en effet possible de faire passer par cet ordinateur des centaines de flux d'information pour les analyser et en tirer le maximum le plus rapidement possible. Le domaine de la surveillance, par exemple, permettrait de garder un oeil sur plusieurs centaines de flux vidéos pour repérer des comportements anormaux, ce qu'un esprit humain est capable de détecter instantanément.Comment s'y prendre ?Le projet compte s'appuyer sur plusieurs éléments pour mener à bien ses recherches. Tout d'abord, il s'agira de tenter d'imiter le comportement des synapses du cerveau, ou plutôt la réorganisation du réseau de synapses du cerveau. Une synapse est, dans l'état actuel des recherches, la structure de base permettant de faire passer des informations grâce à des procédés chimiques dans le cerveau, qui en contiendrait près de 10¹⁴, soit 100 000 milliards. Comme vous le savez peut-être, votre cerveau se modifie et s'adapte en permanence et réorganisant toutes ces connexions, permettant l'apprentissage ou encore la mémoire. De manière générale, la seconde expérience sur un vélo est plus probante que la première ; on appelle ce phénomène la plasticité cérébrale. Si cela vous intéresse, empruntez un livre de SVT de Première S à votre bibliothèque locale : le sujet y est rapidement abordé. ![]() M. Modha, responsable de l'initiative, explique que « l'esprit a une faculté incroyable d'intégrer des informations provenant d'une multitude de sens comme la vue, l'ouïe, le toucher ou l'odorat ; et peut créer des catégories de temps, espace et relations et ce quasi sans effort ». Il va donc s'agir pour IBM et ses équipes de trouver un moyen de modéliser le comportement synaptique, que ce soit au niveau logiciel ou au niveau matériel. Peut-être faudra-t-il revoir l'organisation d'un ordinateur tel que nous le connaissons pour atteindre une symbiose avec la partie logicielle, quitte à abandonner toutes les présomptions acquises auparavant pour écrire des logiciels. Malgré la tâche colossale que cela représente, l'équipe estime qu'il est temps de tenter de s'approcher au maximum des capacités de notre cerveau. On compte également beaucoup sur les récents progrès dans le champ des nanotechnologies pour pouvoir avoir un ordinateur-cerveau d'une taille raisonnable. En effet, s'il faut louer le stade de France pour entreposer toutes les hypothétiques synapses électroniques, l'intérêt diminue grandement. Par ailleurs, on observe une tendance en entreprise à rechercher l'efficacité énergétique, domaine longtemps ignoré à une époque où l'énergie n'était pas si cruciale et seule la puissance importait. Aujourd'hui, il est indispensable de trouver des solutions nécessitant une faible consommation d'énergie. Enfin, la puissance de calcul disponible actuellement n'a jamais été aussi grande, ce qui rend plus aisées les simulations d'expériences. Quelques mois plus tôt, une équipe d'IBM a réussi à atteindre les capacités neuronales d'un rat grâce à la puissance de leur super-ordinateur maison, BlueGene, actuellement 4ème super-ordinateur de la planète selon le site top500.org. ![]() BlueGene, le super-calculateur d'IBM ConclusionIl ne s'agit que de la première phase d'un plus grand champ de recherche mené par la DARPA. L'organisme mène en effet une initiative, la Systems of Neuromorphic Adaptive Plastic Scalable Electronics (SyNAPSE), ou pour faire simple, la recherche des systèmes extensibles se basant sur la notion de plasticité cérébrale, dont nous parlions plus tôt. C'est dire l'intérêt que portent les militaires américains à ce domaine. Cette première étape doit durer 9 mois. Bien entendu, il y a énormément à gagner dans cette entreprise, tellement les horizons qu'elle ouvre sont vastes. Liens complémentaires Sat, 29 Nov 2008 18:34:23 +0100 ![]() Pour le système Windows de Microsoft, la compatibilité est transparente et donc gérée correctement. En revanche pour GNU/Linux, il faut forcer l'installation en 32 bits, ce qui n'est pas toujours aisé pour les utilisateurs non avancés. C'est donc avec joie que la communauté des utilisateurs d'OS 64 bits accueille la version de Flash 10 en 64 bits qui permet une meilleure adaptabilité avec le matériel. Dans un premier temps Adobe se consacrera en priorité sur les systèmes d'exploitation basés sur GNU/Linux, ce dernier bénéficiant d'une grande communauté active à ce sujet permettant une aide plus rapide et complète. Notons également qu'une version bêta (en anglais) est d'ores et déjà disponible à cette adresse. Liens externes : Fri, 28 Nov 2008 22:45:58 +0100 J'ai le plaisir de vous annoncer le lancement d'un nouveau concours sur le Site du Zéro intitulé "Générateurs de labyrinthes". Il s'agit d'un concours d'algorithmie ouvert à tous.
Il y a 3 différences majeures par rapport au concours précédent sur les sudokus :
Ce concours vous donne pour objectif de réaliser un générateur de labyrinthes. En effet, générer des labyrinthes aléatoirement est possible, mais il faut avoir la bonne méthode pour y parvenir. Ce concours sera l'occasion pour vous de vous améliorer dans le langage de votre choix mais aussi et surtout il vous incitera à travailler vos algorithmes. Vous devrez donc parvenir à réaliser un programme qui peut générer une infinité de labyrinthes comme celui-ci : ![]() Ce concours propose de nombreux objectifs de difficulté croissante. Tout le monde peut donc y trouver son compte : les débutants se concentreront sur les premiers objectifs, ce qui représentera déjà du travail, tandis que les personnes plus expérimentées pourront aussi s'intéresser aux labyrinthes en 3D ainsi qu'aux labyrinthes circulaires. Vous trouverez toutes les instructions pour démarrer sur la page du concours. Vous pouvez participer seul ou par groupes de 2 ou de 3. Ce concours restera ouvert jusqu'au 31 janvier 2009. D'ici là, bon code ! ![]() Thu, 27 Nov 2008 20:33:00 +0100 ![]() Trois moteurs dans un seul navigateur![]() L'idée n'est pas bête : elle nous permet, par exemple, de naviguer avec Mozilla Firefox (ou plutôt avec son moteur de rendu Gecko) sans devoir changer de navigateur pour des sites optimisés pour Internet Explorer. Au niveau des codes HTML et CSS, l'intérêt est bel et bien là, mais c'est surtout au niveau du javascript que ça devient pratique. Le langage javascript est un langage très peu encadré pour des raisons historiques, ce qui compromet souvent la compatibilité de ses scripts entre les différents navigateurs. Les développeurs Web savent de quoi je parle : rendre un code javascript compatible sur tous les navigateurs peut être un véritable casse-tête. À long terme, est-ce une solution intéressante ?Évidemment, il est légitime de se questionner sur la pertinence de cette solution. À long terme, est-il préférable de faire la promotion du respect des standards et de normaliser le javascript, ou bien de tenter de colmater les fuites avec des initiatives comme celle de Lunascape ? Une chose est certaine : les webmasters soucieux de cette fameuse compatibilité devront encore et toujours s'assurer du rendu sur tous les navigateurs, car le marché des navigateurs Web reste bien segmenté entre ses principaux acteurs : Mozilla Firefox, Internet Explorer, Safari et quelques autres (Opera, Google Chrome, Konqueror, etc.). Il reste encore à voir si Lunascape Corporation tiendra à jour chacun des moteurs de rendu supportés, comme le font très bien chacun des navigateurs qui les utilisent. Lunascape : la licenceD'abord, glissons un mot sur la licence de Lunascape. C'est un gratuiciel (freeware), c'est-à-dire un logiciel propriétaire distribué gratuitement, mais au code fermé et inaccessible. Cette nouvelle version de Lunascape demeure disponible pour Windows uniquement. Le navigateur n'est disponible qu'en anglais et en japonais. Face à ses concurrents, c'est un manque à combler, et aucune traduction n'est annoncée prochainement. Les fonctions de navigateurPour qu'un utilisateur migre définitivement vers Lunascape, il doit inévitablement y trouver son compte et disposer des fonctionnalités de base qui caractérisent un navigateur. Voyons rapidement ce qu'il nous offre à ce niveau.
Pour conclure, Lunascape apporte un nouveau concept, celui de plusieurs moteurs de rendu pour le même navigateur. Une idée pratique et innovante sur laquelle vous pouvez vous faire votre opinion en testant le navigateur (distribué gratuitement, en anglais et japonais uniquement). [en] Site officiel de Lunascape Wed, 26 Nov 2008 21:44:35 +0100 L'hiver arrive, les journées raccourcissent et les zéros s'aventurent de moins en moins dehors à cause des intempéries. Tout ça pour s'adonner au codage frénétique afin de nous proposer de nouveaux projets des zéros.
![]() En ce mois de novembre, nous vous proposons une nouvelle fournée des PdZ. Au sommaire :
Le pire du net![]() Fonctionnant notamment grâce à la communauté et son système de propositions, libre à vous de contribuer au site en proposant les derniers gags apparus sur le Web et cela depuis une interface simple et intuitive grâce à un contenu épuré mélangé à un design original et accueillant. ReciproQ![]() Winestripe Realfox![]() Firefox 3 apportant aussi son lot de changements au niveau de l'interface et Winestripe se révélant incompatible, le thème ne fut plus pris en charge. En parallèle, Winstripe Modern fut développé mais constituait une cassure dans l'interface. En effet, seuls les icônes sont changées, et l'auteur a trouvé amusant d'apporter d'autres modifications saugrenues au niveau des menus et des tabboxes (la boites à onglets, dans les préférences par exemple). De ce constat, Thunderseb a décidé de créer une nouvelle version de Winstripe, baptisée Winestripe RealFox. Cette version, en plus de changer les icônes, rend aux onglets leur look d'origine et reskinne le gestionnaire de téléchargement, ce dernier ayant bien changé lors du passage à Firefox 3. Ce thème s'inscrit dans la liste des projets RealFox ayant pour but de revenir aux sources de FireFox 1.5. Le thème est téléchargeable depuis le site des add-ons de Mozilla FireFox. Objectif-Justice.fr![]() Kadaj.LF, étudiant en droit, a profité de ce manque de communication pour mettre en ligne Objectif-Justice.fr, un site internet permettant de se documenter sur la loi française et ses instances. Proposant un contenu vaste et complet tout en rendant la lecture agréable, Objectif-Justice.fr est une réelle alternative au Code civil et pénal. Doté d'un design qui colle très bien à l'ambiance du site et d'un forum ajoutant un contenu communautaire, Objectif-Justice.fr est la solution pour savoir comment faire face aux tribunaux. Votre projet dans une news ?Si vous souhaitez faire apparaître votre projet dans une future news du genre, vous pouvez nous soumettre une brève description du projet en tant que news avec le tag [PdZ] dans le titre. Nous avons l'habitude de favoriser les projets crédibles, innovants et intéressants pour la communauté du SdZ. Bien entendu, votre projet doit être accessible en ligne et terminé avant de nous le proposer. Wed, 26 Nov 2008 21:44:35 +0100 L'hiver arrive, les journées raccourcissent et les zéros s'aventurent de moins en moins dehors à cause des intempéries. Tout ça pour s'adonner au codage frénétique afin de nous proposer de nouveaux projets des zéros.
![]() En ce mois de novembre, nous vous proposons une nouvelle fournée des PdZ. Au sommaire :
Le pire du net![]() Fonctionnant notamment grâce à la communauté et son système de propositions, libre à vous de contribuer au site en proposant les derniers gags apparus sur le Web et cela depuis une interface simple et intuitive grâce à un contenu épuré mélangé à un design original et accueillant. ReciproQ![]() Winestripe Realfox![]() Firefox 3 apportant aussi son lot de changement au niveau de l'interface et Winestripe se révélant incompatible, le thème ne fut plus pris en charge. En parallèle, Winstripe Modern fut développé mais constituait une cassure dans l'interface. En effet, seuls les icônes sont changées, et l'auteur a trouvé amusant d'apporter d'autres modifications saugrenues au niveau des menus et des tabboxes (la boites à onglets, dans les préférences par exemple). De ce constat, Thunderseb a décidé de créer une nouvelle version de Winstripe, baptisée Winestripe Modern. Cette version, en plus de changer les icônes, rend aux onglets leur look d'origine et reskinne le gestionnaire de téléchargement, ce dernier ayant bien changé lors du passage à Firefox 3. Ce thème s'inscrit dans la liste des projets RealFox ayant pour but de revenir aux sources de FireFox 1.5. Le thème est téléchargeable depuis le site des add-ons de Mozilla FireFox. Objectif-Justice.fr![]() Kadal.JF, étudiant en droit, a profité de ce manque de communication pour mettre en ligne Objectif-Justice.fr, un site internet permettant de se documenter sur la loi française et ses instances. Proposant un contenu vaste et complet tout en rendant la lecture agréable, Objectif-Justice.fr est une réelle alternative au Code civil et pénal. Doté d'un design qui colle très bien à l'ambiance du site et d'un forum ajoutant un contenu communautaire, Objectif-Justice.fr est la solution pour savoir comment faire face aux tribunaux. Votre projet dans une news ?Si vous souhaitez faire apparaître votre projet dans une future news du genre, vous pouvez nous soumettre une brève description du projet en tant que news avec le tag [PdZ] dans le titre. Nous avons l'habitude de favoriser les projets crédibles, innovants et intéressants pour la communauté du SdZ. Bien entendu, votre projet doit être accessible en ligne et terminé avant de nous le proposer. Tue, 25 Nov 2008 20:13:41 +0100 Et voilà, après sept mois de développement, la distribution Linux Fedora 10 est sortie ce mardi 25 novembre. On l'a appelé « Cambridge », en l'honneur de la célèbre ville américaine du même nom. Pour cette dixième version en 5 ans d'existence, faisons une petite présentation de Fedora en survolant son histoire et ses objectifs.
Historique et idéologie![]() Désormais, c'est la communauté qui dirige et gère entièrement Fedora. Red Hat continue d'apporter un soutien financier et logistique important pour Fedora. De plus, Red Hat profite de Fedora pour améliorer sa distribution entreprise. La communauté a ainsi choisi les axes de développement de Fedora en plusieurs points :
Avec cette idéologie, Fedora participe directement au développement de plusieurs logiciels ou technologies. Par exemple : le gestionnaire de réseaux NetworkManager, le noyau Linux, le gestionnaire de paquets PackageKit, la version libre de Java (IceTea), le gestionnaire de permissions avancées SELinux, le serveur son PulseAudio ou encore l'environnement bureautique Sugar. Des nouveautés fleurissantesCe dixième opus de Fedora apporte un grand nombre de nouveautés dont beaucoup concernent les paquets et le support matériel. Les dépôts et la gestion des paquetsLa grande nouveauté est sans doute l'arrivée de RPMFusion. Depuis Fedora 7 ce dépôt externe est en projet et voit enfin le jour. RPMFusion est la fusion des dépôts Livna, Dribble et FreshRPM qui avaient la particularité d'être redondants et incompatibles entre eux. Il concentre beaucoup de logiciels liés au multimédia. Cette fusion augmentera le nombre de paquets disponibles et centralisera les paquets en une source unique et fiable. Toujours concernant les paquets, RPM sort en version 4.6 et apporte de nombreuses corrections et améliorations sur ce format de paquets. Environnement bureautiqueFedora met à disposition deux nouveaux environnements bureautiques par défaut : Sugar et LXDE. Le premier est celui du projet XO à destination des pays en développement. Il doit résister aux conditions difficiles et donner le premier contact entre l'informatique et les enfants. Résultat : une interface simple et légère idéale pour le débutant où Fedora a énormément participé. LXDE est un environnement bureautique léger dans la lignée d'un XFCE par exemple. Cet environnement connaît une montée fulgurante en popularité et Fedora en profite pour soutenir le projet. Support du matériel et gestion du démarrageLa communauté a également beaucoup travaillé sur le noyau Linux pour le support matériel. En effet le pilote gscpa qui permet la compatibilité avec beaucoup de webcams a été intégré dans le noyau à l'aide de cette nouvelle version. Fedora a également participé à l'amélioration du support des périphériques infrarouges comme les télécommandes via LIRC. On remarque également le changement de chargeur de démarrage RHGB au profit de Plymouth fait maison. Plymouth permet les effets animés au chargement de Fedora, mais il est également plus léger et mieux intégré aux cartes graphiques modernes. Il fait partie des idées pour améliorer la vitesse de lancement et l'amélioration du confort durant cette phase. Une distribution plus respectueuse du LibreDans l'optique de devenir une distribution 100% libre selon les critères de la FSF, Fedora se débarrasse de tous les paquets sous licence Artistic 1.0. Les petits bouts de code propriétaire de Linux (dits « blobs ») ont été mis dans un paquet à part de celui du noyau en vue d'être supprimé par défaut dans F11. Un thème graphique en rénovationEt comme la tradition le veut, depuis Fedora Core 5, la distribution adopte un thème inédit pour cette version. Appelée « Solar », le style graphique se rapproche du thème de Fedora 7 et change comme à l'habitude légèrement de teinte selon l'heure de la journée. Le thème d'icônes Echo en développement depuis Fedora 7 a été reporté à Fedora 11, car le travail n'est toujours pas finalisé. Le thème sonore par défaut de Fedora a été légèrement modifié au démarrage de GNOME. Améliorations diversesOn constate également la réécriture d'une partie de PulseAudio pour corriger certains problèmes et améliorer les performances pour les amateurs ou professionnels de la musique. On a désormais la possibilité de rapporter un bogue quand un problème survient avec le lecteur DVD. La modification de la variable $PATH pour la commande « su ». Quelques efforts pour l'intégration de PackageKit dans Fedora ont été faits, permettant une meilleure interactivité avec le système. Quelques évolutions de logicielsOutre les innovations qu'apporte Fedora, c'est aussi l'occasion de mettre à jour quelques logiciels importants :
Liens relatifs à la nouvelles
La prochaine version de Fedora est prévue pour avril/mai et promet comme d'habitude un grand nombre de nouveautés. ![]() Tue, 25 Nov 2008 06:14:18 +0100 Édition (26 novembre 2008) : on apprend que le tribunal de grande instance de Paris a condamné Wizzgo à de lourds dommages et intérêts. Sur le blog du service, on y apprend que seul le groupe M6 réclame une somme colossale (500 000 euros) et que, par conséquent, le service de magnétoscope en ligne est suspendu.
Le magnétoscope numérique Wizzgo est un logiciel permettant d'enregistrer les programmes de nombreuses chaînes qui seront prochainement diffusés sur son ordinateur ; cela permet notamment de ne plus rater la diffusion d'une émission. Au début du mois, Wizzgo a été condamné. En effet, le tribunal de grande instance de Paris lui a interdit d'enregistrer les programmes du groupe France Télévisions (France 2, France 3, France 4 et France 5) et ceux des chaînes TF1 et NT1. Il n'est donc plus possible d'enregistrer les programmes de ces chaines mais ils ne sont pas pour autant supprimés du logiciel, vous pourrez encore les voir, en guise de programme télé. Le catalogue du magnétoscope numérique est tout de suite plus léger. Wizzgo réagit en lançant une pétition intitulée "Pétition aux pouvoirs publics, Pour le droit à la copie privée avec un magnétoscope en ligne". Celle-ci compte déjà 15 000 signatures à l'heure où j'écris ces lignes ! De nombreux arguments sont donnés sur la page de la pétition : contre le téléchargement illégal, évolution des technologies, etc. Wizzgo soutient que son magnétoscope numérique entre dans le cadre de la copie privée mais la justice n'est pas de cet avis. Affaire à suivre donc (on vous tiendra au courant). Mon, 24 Nov 2008 06:59:16 +0100 S'il y a bien une nouvelle qui a surpris toute la (petite) communauté des amateurs du langage Erlang ces derniers mois, c'est celle-ci : la publication d'un framework web complet pour le développement rapide d'applications « Web 2.0 ». Mais il y a mieux : son créateur est un parfait inconnu de la communauté, et le tout sort avec une vidéo de présentation qui singe celles que l'on a pu voir à la sortie du célèbre Ruby on Rails. Son nom ? Nitrogen.
Rusty Klophaus, car tel est le nom du père du framework, a d'ailleurs su cultiver l'effet « buzz » de son annonce. Le 16 octobre, quelqu'un poste sur la section de reddit consacrée à Erlang un message mentionnant la sortie d'un framework web orienté évènements, pour Erlang. La réaction de Klophaus ? Quasiment nulle : le développeur se contente de donner quelques réponses à ce message ainsi qu'un lien vers une vidéo de démonstration, et d'ajouter que la source ne pourra être téléchargée qu'à la mi-novembre. Nombreux étaient les impatients ! Un framework web qui fait envieBien sûr, il faut relativiser le côté exceptionnel de l'affaire. Des frameworks web, il en sort tous les jours, et pour tous les langages. C'est à se demander s'il n'y a pas plus de frameworks différents que de sites pour les utiliser ! Ainsi, même si Erlang a été initialement développé par Ericsson pour gérer des réseaux téléphoniques (voir une précédente news sur Ejabberd, un serveur XMPP développé en Erlang), son utilisation s'est démocratisée peu à peu, et il existait déjà des projets de framework web. Par exemple, Erlyweb, développé par Yariv Sadan, qui n'a malheureusement jamais atteint de version stable. Des exemples très Web 2.0Mais c'est là que Nitrogen a suscité l'attention : Klophaus en a retardé la sortie exprès pour donner un peu de consistance à son projet. Ainsi, il prouve l'utilité de ses travaux en fournissant deux exemples de sites qui l'utilisent. Le premier, Stitcho, vous permet d'être prévenu quasi immédiatement à la sortie d'un nouvel article (ou d'une nouvelle news) sur vos sites favoris. Vous pouvez télécharger un petit client (pour Windows ou Mac OS X) qui fera automatiquement le lien avec le serveur de Stitcho, lui-même s'occupant de surveiller les sites. Un développeur peut également l'intégrer à son site, de façon à ce que ses utilisateurs bénéficient du plus grand nombre de notifications possibles. Le second exemple est du même genre : em5k permet au webmestre de visualiser le trafic sur son site. Pour cela, il lui suffit de placer sur ses pages un petit code JavaScript qui contactera em5k… et il sera alors possible de récupérer un graphique indiquant la fréquentation du site en fonction du temps. Quelques caractéristiquesDes généralitésCes deux applications ont un point commun : elles nécessitent une grande disponibilité du service, qui peut être très sollicité à n'importe quel moment, et qui doit pourtant rester actif. Ça tombe bien, c'est ce pourquoi Erlang existe ! L'utilisation de Nitrogen fait donc sens. Entrons un peu dans les détails : développé en Erlang pour Erlang, il supporte les serveurs Yaws, le plus populaire des serveurs HTTP écrits en Erlang, ou Mochiweb, un projet encore jeune qui vise la légèreté et la gestion d'une quantité importante de connexions simultanées. Le choix de la base de données est laissé à l'utilisateur : Mnesia, PostgreSQL, MySQL... Naturellement, impossible de prétendre être un serveur d'applications Web 2.0 sans support de la technologie Ajax : tout Nitrogen s'appuie sur la bibliothèque Scriptaculous, à l'instar de RoR ou Seaside. Naturellement, si cette bibliothèque est intégrée dans Nitrogen, c'est pour que son utilisation soit transparente. C'est donc principalement en vous servant d'une fonctionnalité intéressante de Nitrogen, les éléments, que vous utiliserez Scriptaculous. Les éléments NitrogenBien que le concept soit encore en développement, Nitrogen s'appuie sur les éléments pour modeler les pages. Le développeur construit la page en utilisant, à la place d'un code balisé habituel, des records (enregistrements) Erlang. Voici un petit exemple : Code : Erlang
Comme vous pouvez le voir, la structure de la page est entièrement construite en Erlang (les éléments intérieurs à d'autres se rangent dans des listes). Ce système n'est absolument pas novateur, mais tout de même plus confortable que les équivalents qui lui précédaient dans le langage Erlang. A priori, rien de bien surprenant donc, et vous pourriez penser que ce sont juste des balises retranscrites. Mais le développeur est invité à définir ses propres composants, ainsi que le code qui produit la sortie HTML. Plus intéressant encore, il est possible, à la création ou plus loin dans le code, de relier des évènements aux éléments (si vous étudiez un peu le code ci-dessus, vous verrez que certains éléments sont nommés). On peut ainsi relier facilement un comportement particulier à un élément de la page, juste avec son nom. Et un évènement. Orienté évènementsLa particularité la plus importante de Nitrogen est en effet de proposer une conception « orientée évènements » des applications, alors que la plupart des frameworks web actuels présentent plutôt un modèle MVC. La raison évoquée par Klophaus est que, si les gens aiment le modèle MVC pour le développement web, c'est parce qu'il apporte de l'ordre et un peu de rigueur à des langages de scripts qui permettent facilement d'en manquer. Selon lui, Erlang, en tant que langage fonctionnel, n'a pas besoin d'un modèle particulier pour être rigoureux. C'est pourquoi un autre modèle peut être envisagé. Le développeur est donc amené à penser davantage son application en termes d'évènements que le « noyau » de l'application peut recevoir. Ainsi il est très facile de lier un élément de la page à un évènement : on utilise pour cela le champ actions des composants, ou la fonction wire qui relie un évènement à un composant. Concrètement, cela permet par exemple de signaler simplement à l'utilisateur qu'un champ de texte doit être rempli, avec un code du style Code : Erlang
Sur la vidéo présentant Nitrogen, Klophaus montre ainsi que l'on peut facilement rajouter un événement click à une image (par exemple). Encore une fois, pas besoin d'un framework pour savoir faire ça, un peu de JavaScript suffit - mais ici le gain de temps est considérable, et la maîtrise de JavaScript est optionnelle. Il suffit de renvoyer un élément du style Code : Erlang
Lorsque l'utilisateur cliquera, l'événement sera transmis au serveur. Il faut donc écrire une fonction qui se charge de récupérer cet événement pour le traiter : la fonction event. D'éventuels paramètres peuvent être fournis, par exemple l'identifiant de l'image. Dans le code ci-dessus c'est IDImage qui joue ce rôle, bien sûr il faudrait le définir avant dans le code. Toute page Nitrogen doit donc contenir une fonction event, comme ce qui suit : Code : Erlang
Cette façon de définir une fonction event qui doit traiter tous les types d'événements intéressants est peut-être déstabilisante pour les programmeurs qui ne sont pas habitués au style déclaratif. Erlang rend cependant cette façon de faire très simple grâce au mécanisme des clauses. Un framework prometteurCe serait mentir que d'affirmer que Nitrogen est déjà prêt à servir en production. Bien qu'utilisable, le framework est jeune, et son API est susceptible de connaître des modifications. Cependant, les idées qu'il présente sont intéressantes, et pourraient être très avantageuses à l'utilisation. De plus, la programmation orientée événements colle à merveille à Erlang : ce dernier est après tout un langage concurrent, et les événements Nitrogen ressemblent beaucoup aux messages que peuvent s'envoyer les processus en Erlang. Nitrogen est donc peut-être l'occasion pour Erlang de sortir enfin de l'ombre, et de dévoiler au grand jour ses qualités certaines pour le développement d'applications serveur .Liens complémentaires
Sun, 23 Nov 2008 06:28:32 +0100 Voici un des événements de l'année sur la Toile : YouTube vient d'organiser un concert à San Francisco et l'a diffusé en live sur son service de vidéos. Au programme de ce YouTube Live : de nombreuses célébrités, des stars de YouTube et des vidéos originales.
La diffusion de cet événement a débuté à 01h00 GMT, c'est-à-dire le 23 novembre à 02h00 heure de Paris et le 22 novembre à 17h00 heure locale (San Francisco) ; pour se terminer 3 heures plus tard. On a pu apercevoir notamment Katy Perry, Akon, Will.i.am et des artistes qui ont été connus par l'intermédiaire de YouTube tels que Soulja Boy Tell'me, Esmée Denters et Funtwo. Les commentaires de ce YouTube Live sont postés par centaine de milliers, ce qui montre l'engouement autour d'un tel événement. Pour anecdote, deux Français ont eu l'idée plutôt originale de vendre des espaces publicitaires sur leurs vêtements pour pouvoir s'offrir le déplacement jusqu'à San Francisco. Il est possible de changer de caméra, ce qui est fort intéressant pour apprécier le concert sous tous ses angles et même de choisir la qualité de la vidéo (faible, moyenne ou haute). Cet événement intervient après l'annonce de la fermeture prochaine du service Yahoo! Live qui avait plus ou moins le même but, à savoir de diffuser des shows/concerts en direct, et ce, par n'importe quel utilisateur. À une seule condition : avoir une webcam et un micro. Selon les dires, YouTube et Ustream.tv auraient fait bonne entente pour la réalisation de cet événement mondial. Rappelons que Ustream est à l'origine du concept du live streaming. Ce qu'on peut réellement se demander, c'est est-ce que YouTube serait prêt à réitérer des Live régulièrement et ainsi développer ses activités dans le domaine du live streaming ? Sat, 22 Nov 2008 03:20:05 +0100 L'AFUP va encore une fois cette année vous proposer son forum PHP 2008 pendant 2 jours à Paris, à savoir le 8 et 9 décembre.
Deux thèmes principaux seront énoncés :
Voici une liste non-exhaustive de sujets qui seront abordés au forum PHP :
Quoi d'autre ?On annonce aussi la présence de :
Il aura lieu à l'ASIEM dans le VIIème arrondissement à Paris (France). Quelques liens : Fri, 21 Nov 2008 12:11:10 +0100 Ouf ! Voilà un chapitre qui m'aura demandé du travail !
Tout d'abord, bien que je connaissais SSH avant d'écrire ce chapitre, j'ai été amené à me renseigner plus en profondeur sur son fonctionnement ce qui m'a permis d'apprendre de nouvelles choses. Ensuite, j'ai tenu à approfondir le côté théorique mais aussi le côté pratique, en détaillant sous Linux et Windows les méthodes d'authentification par clés, gérées par un agent SSH. C'est donc un peu épuisé mais assez content du résultat final que je vous livre ce nouveau chapitre aujourd'hui. ![]() Second chapitre de la partie IV sur le réseau, nous rentrons maintenant dans le vif du sujet avec l'utilisation du protocole SSH. Comme vous allez le découvrir, il s'agit d'un moyen de communiquer de façon sécurisée avec les serveurs Linux notamment. Vous avez toujours rêvé de pouvoir administrer votre ordinateur à distance ? C'est le chapitre qu'il vous faut ! Nous commencerons par une étude théorique du fonctionnement de SSH (Pourquoi est-ce sécurisé ? Comment sont cryptées les données ?), puis nous verrons comment transformer son PC en serveur SSH pour que vous puissiez vous connecter dessus depuis n'importe où dans le monde. Le tout est étayé par de (très) nombreux schémas. Il fallait bien ça pour expliquer le fonctionnement de SSH ! Bonne lecture, ce chapitre est assez massif mais vous devriez trouver la réponse à toutes les questions que vous vous posiez sur SSH (ou presque ).Ceux qui veulent aller plus loin et qui s'intéressent à la cryptographie pourront lire notamment ce tutoriel sur RSA de TuxWeb. Attention, pour lire ce tutoriel-là il vaut mieux être un minimum à l'aise en mathématiques. ![]() Fri, 21 Nov 2008 11:31:49 +0100 Après les news sur Google, voici venu le paquet d'infos sur un autre géant de l'informatique, Sun Microsystems. Cette dernière est une entreprise multinationale mondialement célèbre (NASDAQ : JAVA) vendant des solutions informatiques. Fondée en 1982 en Californie, la société vit en ce moment une période critique de son histoire. Avec la menace de récession économique chaque jour de plus en plus présente, il lui est plus que jamais nécessaire de recentrer ses activités.
Un modèle économique en fin de vie![]() Bien entendu, Sun Microsystems a depuis bien évolué et cherche désormais à se placer tout autant comme un vendeur de solutions logicielles. En 2007, le nom boursier passa de SUNW (pour Sun Worlwide) à JAVA, le célèbre langage de programmation ; en effet, il est apparu que les clients associaient avant tout Sun à la réussite de ce produit phare spécifique, présent dans nombre de téléphones récents. Ceci, tout comme le rachat de MySQL (prononcer Maille-Si-Kioule), le système de base de données le plus utilisé sur le web, sont autant de tentatives de remettre la société à flots et espérer survivre. Si Sun a moins d'exposition auprès du grand public qu'une entreprise comme IBM ou Microsoft, elle n'en reste pas moins un acteur principal des différents marchés pour les entreprises. Vendredi dernier, l'entreprise a annoncé la suppression imminente d'entre 15 et 18% de la base salariale, ce qui représenterait jusqu'à 6000 emplois dans l'optique de réduire les coûts et ainsi redevenir profitable. Les résultats publiés décrivent une perte de près de 1,7 milliard USD pour le premier trimestre fiscal alors que les profits étaient de 87 millions au précédent. Tout est donc loin d'être rose pour le groupe qui se retrouve dans une situation délicate. La société évolue dans des marchés hautement compétitifs. Par exemple, Google a préféré utiliser des serveurs x86 abordables en grand nombre tournant sous GNU/Linux, là ou des produits Sun voire des mainframes IBM auraient pu faire l'affaire. Au vu des difficultés économiques et la crise du crédit actuelle, il faut bien comprendre qu'investir dans du matériel et solutions informatiques n'est pas forcément à l'ordre du jour dans les conseils d'administration. Sun choisit donc une voie audacieuse et risquée en proposant d'ouvrir ses produits pour recentrer ses activités vers du service. Un virage à 180°Dans une certaine mesure, l'ouverture progressive du code de Java en 2008 montre à quel point l'entreprise cherche absolument à intégrer l'open source au coeur de son modèle économique. Si vous avez déjà installé OpenOffice.org, la suite bureautique qui tente de grignoter des parts de marché à Microsoft Office, vous aurez sûrement remarqué le logo Sun malgré l'existence d'un produit similaire maison, StarOffice. Citation : Un représentant de Sun OpenOffice et StarOffice sont en gros la même chose. La seule différence est que nous passons un peu plus de temps en interne à fixer les détails de finition quitte à passer quelques fonctions peu importantes moins stables à la trappe, pour que nos clients aient un produit stable et abouti. Enfin, on essaie. Jonathan Schwartz, le CEO de la multinationale, a écrit sur son blog que l'entreprise ne se cachait pas de compter énormément sur l'open source en ces temps difficiles. C'est là qu'il est nécessaire de bien appréhender la possibilité de générer des profits avec du logiciel libre, qui rappelons-le, sont quasi-tous gratuits. Citation : Jonathan Schwartz We make our software freely available to enable its distribution to the farthest reaches of the market - which we then monetize with commercial subscriptions and services, alongside optimized hardware systems. Il s'agit de la notion dite de "Software as a Service" (comprendre le logiciel comme un service), à opposer au logiciel comme un produit. Prenons un exemple simple. Marc a un projet de site internet. Une rapide étude de marché montre que son idée a du potentiel et sans plus tarder, Marc lance son service en ligne en utilisant librement et surtout gratuitement (Marc est un étudiant, donc forcément à la rue et alcoolique à temps partiel) la base de données MySQL pour stocker tout un tas d'infos sur ses utilisateurs. Le projet de Marc marche du tonnerre. Il monte ses bureaux crasseux avec deux trois copains barbus sentant le fromage, et le projet continue de grandir. Deux ans plus tard, Marc roule en Porsche Cayenne, a embauché plusieurs centaines de personnes, s'est fait jeter par son hébergeur qui n'avait plus de place pour le nombre croissant de serveurs, et a une quinzaine de gurus Unix qui travaillent d'arrache-pied pour maintenir le site en état de marche pour les millions de visiteurs quotidiens. C'est là que Sun intervient, ils vendent du support aux entreprises pour ces mêmes logiciels disponibles gratuitement pour de petits projets. Vous avez deviné, Marc est en réalité Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook qui a récemment acheté une licence MySQL pour recevoir de l'aide pour aider à maintenir tout le bazar en place. Pour donner un ordre de grandeur, sachez que Facebook doit délivrer plus de 400 Mo de photos, par seconde. À un moment, on a besoin d'une expertise extérieure sur laquelle crier quand un serveur ne répond plus à 4 heures du matin et que l'admin est ivre mort quelque part aux Caraïbes. ![]() ![]() Rebelotte, comme Solaris, le logiciel de virtualisation VirtualBox existe en 2 éditions dont l'une intégralement open-source. VirtualBox permet de faire tourner un système d'exploitation guest (ou invité) sur un système host (ou hôte). Les screenshots vous parleront probablement bien plus que tout ce que je pourrais écrire sur le sujet. Sun vend ainsi du support et des licences aux utilisateurs qui auraient besoin des fonctions avancées comme la gestion de l'USB. Conclusion et liens externesÀ l'instar d'IBM, société régnant en monarque absolu pendant les années 80 grâce à ses mainframes, Sun tente de se reconvertir pour assurer ses arrières. Vous l'aurez compris, c'est une entreprise en difficulté financière qui a grand besoin d'achever sa reconversion. Sun espère ainsi vendre des solutions complètes, en proposant son expertise pour parvenir à une symbiose entre le matériel et le stack (ou ensemble) logiciel. Accepter de donner ses produits à tout un chacun n'est pas anodin dans le monde du travail. La tâche semble compliquée et incertaine. Reste à voir si la stratégie engagée se révélera payante.
Thu, 20 Nov 2008 05:58:44 +0100 Après l'intégration de la vidéo dans le service de messagerie Gmail, les thèmes Gmail ont fait leur apparition.
En effet, vous pourrez désormais changer le look de votre messagerie. Eh oui, cette fonctionnalité manquait, il existait déjà quelques trucs et astuces pour changer l'apparence de votre webmail mais désormais, il s'agit de thèmes officiels. De nombreux thèmes sont mis à disposition pour personnaliser votre webmail, et il y en a pour tous les goûts. Pas moins de 30 thèmes sont disponibles ! Pour changer votre thème, il faut aller dans "Paramètres > Thèmes" mais Google indique que l'implémentation de cette fonctionnalité se fait petit à petit. Si vous n'avez pas accès à ce menu, il vous faudra alors patienter (comme moi). ![]() Voilà une nouvelle fonctionnalité majeure qui ne devrait que ravir les utilisateurs du webmail de Google. Si vous voulez être au courant des dernières actualités de Gmail, je vous invite à lire son blog officiel. Wed, 19 Nov 2008 14:09:42 +0100 Vous avez lu le tutoriel officiel sur Linux, et vous souhaitez passer sous Linux mais en revanche, vous craignez que les problèmes s'accumulent à cause d'une fausse manipulation ? Pour pallier à ce genre de problèmes, la communauté d'Ubuntu a mis en place une tournée de salons dédiés à l'installation et l'explication de la distribution descendante de Debian.
L'Ubuntu PartyC'est cool ! Où ça se passe ? Et bien, un peu partout en France, et un peu tout le temps. ![]() Mais le salon le plus important (pour les français du moins) se déroule au Carrefour Numérique de la Cité des sciences de la Villette, de 11h à 18h à Paris le 29 et 30 novembre. De plus, les CD de la toute dernière version (Intrepid Ibex (8.10) d'Ubuntu seront disponibles contre un don à partir de 1 € afin que la communauté organisatrice de cet événement puisse régler certains frais comme l'entretien des serveurs du site Ubuntu-fr.org, la disposition des locaux, etc ... Cependant, on ne fait pas que vous installer Ubuntu, il y aura également plusieurs cours et modules afin de se familiariser avec le système, notamment à propos de la fameuse console très austère mais pratique. Il y aura donc :
![]() Comme en 2007, des vidéos des conférences seront diffusées sur le net en direct (par le biais de OGG et FLV), mais ce n'est pas tout : une web-radio s'installera au cœur de l'événement pour permettre à tous les non-parisiens de débattre avec les conférenciers grâce à OxyRadio.net ! En savoir plusListe des Ubuntu Party's :
Wed, 19 Nov 2008 13:52:27 +0100 ![]() Lors de l'été 2007, un concours qui se nommait Les Zéros awards 2007 avait vu le jour sur le SdZ. Trois membres du Site du Zéro ont aujourd'hui pris l'initiative de réitérer l'expérience, histoire de mettre un peu de mouvement et d'animation sur le site. Nous sommes donc les organisateurs de ce nouveau concours : Craw, ~Electro et scientifix94. Ce concours est une initiative entre membres et n'est pas officiel. Ce concours, à l'instar des Oscars ou des Césars délivrés à de remarquables prestations cinématographiques, permettrait de récompenser les meilleurs projets entretenus par les Zéros de ce site, et uniquement par ceux-ci. Prôner de tels travaux aurait pour but de féliciter les efforts produits pour obtenir de telles réalisations et par la même occasion de faire un peu plus connaître les projets sélectionnés. Ainsi, des compositions présentées dans le cycle des PdZ pourraient sans aucun soucis être récompensées de nouveau dans ce concours. Règles et mode de fonctionnementContrairement à l'an dernier, des modifications importantes sur la philosophie du concours ont été apportées, dans le soucis de présenter quelque chose de structuré et que l'on aurait pas à modifier par la suite. Aussi, cette structure a été définie et ne pourra être modifiée, quelle qu'en soit la raison.
Déroulement global du concoursStructureDe façon générale, le concours se déroulera en cinq parties bien distinctes les unes des autres :
1ère étapeLa première étape se départage en deux parties principales, les inscriptions de projets et le recrutement du jury. Avant tout voici les catégories de cette année :
Retenez bien que plus votre présentation sera soignée, plus vous aurez de chances d'être parmi les gagnants, donc soyez soigneux ! ![]() Tout MP ne respectant pas cette forme au premier abord ne sera même pas lu ou obtiendra du moins une réponse négative. Si vous faites une erreur, recommencez un autre MP respectant la forme imposée, c'est plus gérable pour nous. Maintenant si vous désirez intégrer le membre du jury, voici quelques points importants à respecter avant de lire la suite :
Nous recherchons 2 jurés pour chacune des trois catégories suivantes :
Pour les autres catégories, ce sont les trois organisateurs du concours qui jugeront. Au total, le membre du jury devrait être de 6, et 9 en comptant les organisateurs. Pour la dernière catégorie (des tutoriels), nous avons déjà un validateur qui compose le jury, nous recherchons donc maintenant soit un autre membre compétent ou un autre validateur, sachez tout de même qu'un validateur sera préféré à un membre puisqu'il a plus d'expérience dans le domaine, mais nous jugerons votre candidature sur sa qualité, et non la tête du client. ![]() Voici enfin les instructions à suivre pour déposer sa candidature :
Pareil que pour les inscriptions, un MP extrêmement soigné est attendu. Il devra l'être davantage que pour les inscriptions car il s'agit là d'un recrutement et nous sélectionnerons les meilleurs ! Voici maintenant sur quoi chaque membre du jury devra se baser pour juger chacune des catégories, cela peut vous aider à situer votre niveau pour postuler ou non au jury :
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